Honorine Soma – Le courage, la présence et le rire

Féministe convaincue, grande admiratrice de Thomas Sankara et de sa politique en faveur des femmes. Après avoir travaillé pendant des années comme sage-femme au service de l’État et à l’hôpital de Bobo Dioulasso, elle a mûri un rêve : construire une petite clinique obstétrique rurale pour les femmes et les filles les plus pauvres de Farakoba et de la région environnante. Une région d’environ 100 000 habitants sans structures sanitaires adéquates. Elle a commencé seule, à partir de zéro, aidée par son ami et compagnon, l’architecte français Daniel, pour réaliser de ses propres mains la première petite construction rudimentaire. C’est ainsi qu’est née sa première minuscule clinique Wolobougou (« Maison de l’accouchement ») dans la brousse, à environ 30 km de Bobo Dioulasso, la deuxième ville du Burkina Faso.
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C’est Thomas Sankara, en 1983, président visionnaire et révolutionnaire, assassiné par son successeur, compagnon d’armes et ami Blaise Compaoré, avec la complicité de la France, des États-Unis et de la Côte d’Ivoire, qui l’a défini comme le « pays des hommes intègres ». Il serait bien plus juste de le définir comme le « pays des femmes intègres » car, en trente ans de collaboration avec les associations féminines locales, nous avons pu constater par nous-mêmes le courage, l’intelligence, la force, la clairvoyance et la générosité de nombreuses femmes burkinabè. Parmi celles-ci, outre Mariam Maïga de l’association Zoodo (« Pour la Promotion de la Femme ») à Ouahigouya, dans le nord du pays, Blandine Sankara de l’association Yelemani (« Pour la Souveraineté Alimentaire ») à Loumbila, dans la banlieue de la capitale Ouagadougou, Honorine Soma, fondatrice de la clinique Wolobougou et de l’association qui la promeut à Farakoba, dans le sud du Burkina.
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L’énergie, l’enthousiasme, la passion et la force qui émanent d’Honorine sont contagieux. Elle nous a accueillis avec beaucoup de chaleur et de générosité la semaine dernière chez elle et dans sa petite clinique. Une structure modeste mais bien organisée. Des espaces très restreints, exploités au maximum, avec ordre et rigueur, malgré des moyens limités. Une équipe de « sages femmes » qu’elle a créée et animée avec professionnalisme et une grande humanité. Des rémunérations modestes et un engagement bénévole fort. Des tarifs plus élevés pour les patientes qui peuvent payer, des interventions et un soutien gratuits pour les femmes qui n’ont pas les moyens suffisants.

Honorine possède un charisme naturel et respire la douceur et l’humanité. Elle est patiente et sait être pleinement présente et solide dans ses gestes lorsqu’elle réanime un nouveau-né ou écoute les filles et les femmes qu’elle soigne et accompagne. Elle révèle une force calme, celle de quelqu’un qui sait accomplir des gestes qui donnent la vie. Et elle rit, elle rit très souvent, elle a un rire contagieux et jamais gratuit. Un rire qui dédramatise et relativise tout. Même lorsque le contexte ou les problèmes semblent insurmontables.

Franco Losa, Farakoba, sud del Burkina Faso, 16 gennaio 2026